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Un peu d’histoire :

Le nom de Mollans-sur-ouvèze apparaît dans les textes en 992.
Au XIe siècle et au début du XIIe siècle, l’abbaye de Villeneuve-lès-Avignon implanta à Mollans deux prieurés dédiés à Saint-André et Saint-Pierre, sur l’autre rive de l’Ouvèze, en position dominante, à proximité d’installations gallo-romaines qui correspondent aujourd’hui à deux fermes.
Le château et bourg fortifié de Mollans, appartenant à la famille des Mévouillon, est mentionné dès 1122. Il abritait l’église paroissiale Sainte-Marie qui a été reconstruite tardivement au XVIIIe siècle.
Avant 1790, Mollans était une communauté du bailliage du Buis, formant une paroisse du diocèse de Vaison, dont l’église était sous le vocable de Notre Dame de Lauze. Terre de la baronnie des Mévouillon, qui, possédée tout entière par les Mévouillon en 1291, était partagée, en 1293, en deux fiefs, dits du fort supérieur et du fort inférieur. Engagé en 1293 aux Médici, qui le cédèrent en 1333 aux Adhémar, le fort inférieur passa vers 1488 aux Thollon de Sainte-Jalle, qui le vendirent en 1515 aux Parpaille. Plusieurs seigneurs leurs succédèrent.

Les monuments et édifices de Mollans-sur-Ouvèze

Les fontaines : voir la page dédiée

Les chapelles

Chapelle des Pénitents ou Notre-Dame des Sept Douleurs de Pitié (1743, restaurée en 1951).
Située dans le village, elle fut construite en 1743 à l’emplacement de l’ancien cloître de l’église paroissiale, remontant à la création de la confrérie des Pénitents Blancs de Mollans en 1654. On peut voir à l’intérieur de beaux décors en stuc du XVIIIe siècle ainsi que les casiers en bois des confrères.

Chapelle Notre-Dame des Anges aujourd'huiChapelle Notre-Dame des Anges vers 1900Chapelle Notre Dame des Anges (XVIe-XVIIe siècle).
Située dans la vallée du Toulourenc, cette chapelle de pèlerinage édifiée entre le XVIe et le XVIIe siècle faisait place auparavant à un oratoire qui appartenait à un ensemble de 11 oratoires entre Mollans et Malaucène élevés par les Pénitents Blancs. Enclavée dans une grotte, la chapelle actuelle fut agrandie en 1680 et restaurée au fil des siècles». En 1842, l’abbé Goudard curé de Mollans rachète la chapelle et le terrain et fit restaurer le sanctuaire. Pélerinage le 2 août.

Chapelle Saint-Michel au cimetière de Mollans sur Ouvèze.
Prioratus Sancti Michaelis de Molanis, 1334. Ancien prieuré séculier, uni dès le XVIe siècle à la cure de Mollans.

Chapelle Saint MarcelChapelle Saint-Marcel (1841).
Située près de l’école élémentaire de Mollans, elle rappelle «le prieuré disparu» ; intérieur blanc, à trompe l’œil de pilastres cannelés.

Chapelle Notre-Dame de la Compassion ou Notre-Dame du Pont (1729, 1851).
«Dédiée à Notre-Dame, elle est édifiée en encorbellement sur le rebord du pont, face à la tour de l’horloge qui marquait une des entrées fortifiées de la commune. L’édifice actuel, construit en 1851, a des origines plus anciennes. En 1357 une croix en bois est érigée à cet endroit, puis en 1715, un oratoire en remerciement de la protection de la Vierge contre la peste. En 1729, suite à un miracle, est décidée la construction de la première chapelle en encorbellement. Cette dernière, en mauvais état, sera remplacée par l’édifice actuel (1851)».
«La façade de style néoclassique est dans l’esprit des constructions de l’époque : les piédroits de la porte sont cannelés et l’arc en plein cintre de cette dernière est surmontée d’un fronton triangulaire».
Inscrit sur la Liste des Monuments Historiques 30 mars 1978.

Les châteaux

Le château supérieurChâteau (XIIe siècle) : les deux châteaux médiévaux (fort inférieur et fort supérieur).
Établi en rive droite face à l’Ouvèze, à l’extrémité occidentale de la montagne de Bluye, et au sud-est de l’oppidum protohistorique du Châtelard. Le château et bourg fortifié de Mollans-sur-Ouvèze appartenaient à la famille de Mévouillon. Il est mentionné dès 1122. Ancré à l’aplomb de la falaise orientale, sur un éperon, il contrôle la vallée menant au Buis. Du château fort, il reste le Donjon (15 mètres environ de côté) qui a subi d’importantes restaurations et reconstructions dans les années 1970. Fort supérieur. Propriété privée.

La Tour (1601), les d’Eurre (1667). Le fort supérieur possédé par les Raymond de Mévouillon au XIIIe siècle, fut acquis en 1323 par les Morane, puis les Moroce (1334), les Serre (1407), les d’Eurre. Ces derniers confirmèrent les franchises de liberté de Mollans en 1520. À partir de 1653, les Simiane furent maîtres de toute la terre de Mollans et en furent seigneurs jusqu’à la Révolution».

rue du ChâteauL’organisation des fortifications sur le site de Mollans est mentionnée pour la première fois en 1014. Point d’entrée stratégique de la Baronnie des Mévouillon en aval du Buis. Restes d’une échauguette dans l’angle sud-ouest du fort inférieur. Petite construction circulaire accrochée à un angle, qui permettait à un guetteur, par la situation élevée et rayonnante de celle-ci de surveiller le pays. Elle pourrait bien être attachée à l’une des deux tours qui formaient la partie méridionale du fort inférieur.

L'enceinte médiévale.

Vestiges situés sur la rive droite de l’Ouvèze, encore très visibles. Propriété communale.

Tour de l'horloge, beffroi, cadran solaire.
La tour de l'Horloge (Hacheme, CC-by-sa)

La tour de l’horloge, beffroi, cadran solaire (1758).

Cette tour médiévale servit de base à l’édification d’un beffroi au début du XVIIIe siècle (1720).
Baptisée «tour de l’horloge», elle commandait l’entrée du bourg. Le cadran solaire se trouve en contrebas de la tour. Situé sur la tour médiévale dite «de l’horloge» attenant au pont sur l’Ouvèze.
 

Croix et calvaires

Croix (fin XIXe siècle).
Située dans le cimetière, croix de pierre avec inscription.

Croix (1826).
Située prés de l’école de Mollans, devant la chapelle Saint-Marcel, croix en pierre sur socle en pierre avec l'inscription «MEM DU JUBILE UNIX ACCORDE PAR N.S.P. LE PAPE LEON XII L’AN MDCCCXXVI».

Croix calvaire.
Croix en pierre située devant l’église paroissiale Saint-Marcel.

L'intérieur de l'église paroissiale Saint Marcel
Intérieur de l'église paroissiale Saint-Marcel (Marianne Casamance CC-by-sa)

Église paroissiale Saint-Marcel (1787-1793).

Construite au centre du village entre 1787 et 1793, par M. Saborot, elle remplace l’église Notre Dame de Lauze, édifiée en 1632 et détruite en 1787 car elle était trop petite. Le portail est surmonté d’un tympan représentant deux anges adorant l’agneau. Cette sculpture endommagée fut victime d’un iconoclaste qui se suicida après son geste. L’intérieur de l’église est, pour l’essentiel du XIXe siècle.

Les chapelles et le choeur sont décorés de motifs en trompe l’oeil (1829-1843) réalisés par deux italiens, notamment Molinari. On peut y voir également une sculpture monumentale probablement en bois de tilleul ou de noyer, représentant Saint-Michel terrassant le Dragon (XVIIe-XVIIIe siècles).
Inscrite aux Monuments Historiques le 30 mars 1978.

Niche et statue vierge à l'enfantNiche et statue Vierge à l’enfant (1700).

Située rue du Faubourg, jolie maison avec bénitier à côté d’une porte sculptée et niche à conque abritant une statue de la Vierge datée «1700». Propriété privée.

Oratoire de Notre Dame des Champs.

Situé au carrefour des routes de Carpentras et de Montbrun. Placée dans une niche, statue en céramique de Notre-Dame (reproduction de la sculpture de J.S. Hartmann)

Mollans, la fabriqueAncienne usine de soie de Mollans (époque moderne).

De l’activité des soieries, il ne reste, dans les Baronnies, que quelques belles et longues bâtisses dont «La Fabrique». Apparu dans la région au début du XVIIe siècle, le travail de la soie s’industrialise à partir de la fin du XVIIIe siècle avec la construction de filatures et moulinages. L’épidémie de pébrine en 1853, puis l’importation de soies chinoises à la fin du XIXe siècle, furent les causes de la disparition de cette industrie prospère jusqu’alors. Propriété privée.

Site romain (Antiquité).

Les vestiges romains couvrent presque tout le territoire de Mollans :  mise au jour, au quartier Saint-Pierre, de deux indices archéologiques d’importance : une tombe et un massif de maçonnerie. La sépulture constituée de tegulae, c’est-à-dire de tuiles romaines, disposées de façon à former un coffre, abritait les restes dégradés d’un individu. Le site fut au Moyen Age occupé par le prieuré Saint-Pierre, comme le fut aussi un autre site gallo-romain Saint-Marcel.

Notons la découverte vers 1952, d’un Mercure de bronze (Ier-IIe siècle trouvé à Mollans au quartier Saint-Pierre et actuellement déposé au Musée de Vaison-la-Romaine. Le site archéologique n’est plus visible.

Oppidum Gaulois (fin de l'Âge du Fer).

Vestiges Gallo-romains de Mollans-sur-Ouvèze, situés sur la colline du Châtelard. Accès difficile voire dangereux. Propriété privée.